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/ Démarche /
Ingrid Obled met en lumière une humanité, dans son essence, un monde en profondeur. Sur des thématiques diverses, le cœur de ses recherches demeure : au seuil et à l’intérieur d’expériences extrêmes, que révèle l‘individu?
Elle crée des installations immersives, des expériences à vivre hors du temps, hors de l’espace. Son matériau premier est le collectage de paroles au travers d’entretiens. Composition avec les mots, composition avec le son, composition avec le sens, composition en polyphonie. Elle montre ainsi une réalité où surgit l’essentiel, dénudé du factuel, qui résonne à notre propre intérieur.
Parallèlement à cette recherche artistique et humaniste, elle ajoute une autre dimension, celle de la diffusion du son non pas sur des haut-parleurs mais au travers de la matière, actuellement le papier, en collaboration avec Gilles Douziech et ses innovations technologiques.

 

/ Texte extrait du catalogue d’exposition Spectaculaire aléatoire du festival d’art contemporain et + si affinité… AFIAC 2013 – résidence et exposition chez l’habitant /
« Ingrid Obled écoute, transforme et livre les chuchotements à l’abri des regards… Le dispositif se découvre au détour d’une pièce puis d’une autre, dans l’ombre et l’à peine lumière. Pour voir autrement…
Dans cet espace, le quotidien se construit comme un temps parallèle, autonome… Il faut ouvrir grand ses oreilles et voir scintiller les lucioles, ces filaments lumineux qui rythment le ciel soudain si bas. Les prises de son, subtiles, livrent des bruits de la maison ou des envolées d’oiseaux auxquels se mêlent les voix de Mila, la petite fille, et de sa mère, Myriam. Leurs mots et leurs paroles, projetées dans l’air frais de ce tout début d’été, rappellent d’autres histoires; telle une collecte de mémoires, elles composent une musique. Mila répète à l’infini : c’est un secret, il faut pas que tu le dises… un langage imaginaire tient sa place…
Ces moments produisent alors l’instant capital de l’œuvre sonore. L‘ombre de l’instable affirme la recherche et le questionnement. Ce travail en mouvement souhaite l’éveil pour révéler l’imperceptible chuchotement des vies… D’une voix à l’autre, il faut entendre les petites confidences qui inventent un ailleurs…»
Valérie Mazouin, Directrice artistique du centre d’art de La Chapelle Saint-Jacques et co-commissaire d’exposition pour AFIAC 2013.

  

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